Un Noël imparfait



J’émerge à peine des vacances. Un mois. Un mois (!) à me lever à l’heure que je veux, passer du bon temps chez moi, regarder des films de Noël, des séries sur Netflix, à aller faire mon tour sur la Côte-Nord en famille, manger la bouffe de ma mère, passer du temps avec mon mari, mes parents, mon frère, ma belle-soeur et Emma-la-toujours-aussi-magnifique… Et, question de couronner le tout en beauté: une semaine sous le soleil du Mexique pour célébrer les noces de très bons amis à nous! Malade!!

Bref, j’ai eu la vacance complète. La totale. Du salé, du sucré, du chaud, du sable, de la famille, des amis et surtout, beaucoup d’amour. Sur papier, je le sais, on croirait que je reviens d’un mois de rêve. (J’vous montrerais des photos et vous croiriez que ça sort tout droit d’un magazine! Parce que des photos ça s’arrange, ça se travaille, un p’tit filtre par-ci, un peu plus de lumière par-là et voilà, on vient de créer un moment parfait! ) Mais la vie ne s’arrange pas à coups de filtres Instagram. Dans les faits, quand je dis que j’ai eu la totale, y’en a aussi eu dans l’autre sens: du salé, du sucré oui, mais aussi du plus spicy. Du froid (comme tout le monde qui a passé le temps des fêtes au Québec, c’était-tu assez frette?), de la neige en masse, des rires oui, mais des larmes aussi… La vie vient toujours avec son lot d’imprévus et j’ai eu un rappel de la leçon au cours des dernières semaines.

Bref, autant il y a eu de moments grandioses, de bonheur intense, autant il y a eu du sable dans l’engrenage par moment, des bouts où ça coince, ça grince un peu entre les dents. Comme si le mécanisme de la vie manquait d’huile et nous propulsait complètement ailleurs, nous faisant changer de trajectoire, sans qu’on l’ait nécessairement souhaité. Mais, une fois rendu à destination, on se rend compte que c’était pour le mieux. Toujours. (Même si la route pour s’y rendre nous a bousculés un peu… et qu’on en est ressorti échevelé!)

En parlant avec les gens autour de moi, je me rends compte qu’on est plusieurs à l’avoir eu intense ce temps des fêtes-là. Toutes sortes d’histoires: des chicanes, des malentendus, des remises en questions, des démissions, de la maladie et même des décès de personnes chères. Ouch. Ça fesse.

On s’entend que tout ça arrive à l’année longue, à la limite, y’a rien de surprenant là-dedans. Mais, comme le temps des fêtes est un moment qu’on attend depuis longtemps, qu’on espère, qu’on planifie, qu’on idéalise aussi, on dirait que, lorsqu’il arrive des pépins, des histoires plus difficiles, que la vie change nos plans, ça prend une coche de plus en intensité. Comme si on voulait tellement que cette période soit épargnée, protégée, bénie à la limite, que tout soit parfait. C’est pas compliqué, on voudrait que ça se passe comme dans un film de Noël: où tout le monde qu’on aime a du fun, est heureux, bien, idéalement tous réunis au même endroit, en se tenant par la main et en chantant des cantiques de Noël à l’unisson sous le sapin! Tsé, quelque chose de simple? Mais bon, la vie n’est pas un film. On le sait. Et même si ça ne se passe pas comme on l’aurait espéré, il faut avoir assez confiance en elle pour être capable de se laisser porter et de voir ses cadeaux… parfois mal emballés.

Alors voilà, c’est ce que je retiens de ce mois de vacances. Que malgré nos plans, nos envies, c’est la vie qui décide ce qu’on a besoin de vivre pour grandir. Je le savais déjà, mais ça a l’air que j’avais besoin d’un rappel. Et que si on s’ouvre à l’expérience, qu’on l’accepte au lieu de se refermer, on sera capable d’en ressortir quelque chose de beau. C’est juste que des fois ça prend plus de temps pour y arriver.

C’est donc ce que je nous souhaite pour la nouvelle année: de la confiance. En nous, en nos moyens, en les autres aussi, et surtout en la vie. Tout est parfait!

Bonne année les amis!

Julie

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