Petite tempête dans un verre d’eau



Il fait beau. Un beau p’tit matin en vacances. C’est du moins ce que je croyais en me levant, loin de me douter que ça allait plutôt être un jour de tempête. Ma première tempête médiatique. Super (lire avec ironie).

J’ai publié un texte hier, qui m’a demandé tout mon p’tit change, où je parlais d’un burnout que j’ai fait il y a 8 ans et de la thérapie qui s’en est suivie.

Est-ce que j’en ai dit trop, pas assez, je me pose ces questions-là à chaque fois que je publie un nouveau billet. Mais celui-là, même s’il était vraiment personnel, je me disais qu’il pouvait aider. Faire du bien. Montrer à ceux et celles qui sont au fond de leur baril personnel que la tempête finit toujours par passer. (À cet effet, vous dire le nombre de messages touchants que j’ai reçus! Des centaines de témoignages, des gens à qui ça a fait du bien de constater qu’ils n’étaient pas seuls. Qu’il y a de l’espoir.)

Ce dont je ne me doutais pas, c’est que la tempête allait me revenir en pleine face. Une belle tempête dans un verre d’eau. Ou dans un verre de vin.

Tout ça est parti de cet extrait: « Je sais que le vin que mon chum et moi on se tape à chaque soir est devenu une bouée, une façon de ne pas sombrer, le seul moyen de décompresser après le stress imposé à chaque jour, de souffler enfin calmement. Ça n’a plus de sens. Je ne me reconnais plus. Je pleure à un rien, je m’enrage à un rien, j’ai la fleur de peau écorchée vive. Je dois faire quelque chose. »

Quelle ne fût pas ma surprise (et ma colère!) de lire des gros titres sur différents sites: « Julie Bélanger se fait traiter pour ses problèmes d’alcoolisme. » Hein???

Pour la forme, voici la vérité: je n’ai pas, ni jamais eu, de problème d’alcool (si c’était le cas, de toute façon, je serais assez transparente pour le dire!). Ce que je disais simplement dans cet extrait, c’est qu’à l’époque de mon burnout, j’étais tellement à bout de nerfs, que pour me calmer, me permettre de souffler un peu, ma pause-mentale arrivait à l’heure de l’apéro et que c’est alors que je réussissais enfin, à relaxer un peu. 1 ou 2 verres…Pas 8 bouteilles!! Qui n’a jamais fait ça? L’alcoolisme est une maladie à ne pas prendre à la légère, mais je vous assure que je n’en souffre pas.

Je suis complètement soufflée par les proportions que tout ça a pris. Je sais depuis toujours qu’on doit en prendre et en laisser dans les médias. Qu’un article au titre sensationnaliste fait vendre, que ça rajoute du punch et que ça attire les lecteurs… Mais y’a toujours ben des limites entre sensationnalisme et invention!

C’est la première fois que ça m’arrive. Habituellement, j’ai une excellente relation avec les journalistes et les différents médias, basée sur le respect et la vérité. Mais de voir qu’on peut déformer des propos à ce point pour des clics, pour vendre, pour faire de l’argent sur mon dos, sérieusement, ça me donne envie de vomir.

En fait, je me sens comme Martin Matte dans un épisode des Beaux Malaises où une simple blague à ses enfants l’avait obligé à se défendre d’être raciste dans les médias! Ça l’air gros hein? Ben j’ai la preuve aujourd’hui que ça peut malheureusement se passer ainsi.

Voilà, j’espère que tout est clair. En passant, avis à tous les sites qui ont inventé, propagé et/ou insinué toutes ces niaiseries: ce texte-ci vous avez le droit de le reprendre sur vos sites respectifs. En version intégrale svp.

Merci.

Julie

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