Le temps du doux



Et les vacances arrivèrent…

On le sait pourtant.

La douceur revient tout le temps. Pis on l’oublie. À chaque fois.
On repart en coup de vent, on rue dans les brancards quand ça ne va pas à notre goût, on chiale, on gueule, on s’entête… et ça passe. Le beau comme le laid. Le doux comme le violent. Le temps fait toujours son oeuvre.

Je sors d’une année de travail extrêmement exigeante (oh quelle surprise!). Il y a eu plusieurs écueils sur mon parcours, des bouts où je n’étais pas de bonne humeur, où je n’acceptais pas ce que la vie m’envoyait. Comme si ça allait changer quelque chose! Résultat: je me suis épuisée, j’ai été malade, de mauvaise humeur et de mauvaise foi. Vous voyez le portrait? Rien de bien cute, je l’admets. Pendant quelques mois j’ai eu le vent dans face, solide. Et même si je SAIS que la douceur finit par revenir, on dirait que là je n’y croyais pas. En fait, je n’y croyais plus. Le vent, après tout, ça obstrue la vision, on a les yeux tellement petits pour se protéger qu’on a de la difficulté à les ouvrir et voir l’horizon. La « big picture ». J’y allais plutôt à l’aveugle et à tâtons.

Là, ça va.

La tempête est passée et il y a plein de beau qui est en train d’émerger. En même temps que les lilas et autres belles fleurs d’été. Ça fleuri aussi dans mon jardin. Et ça me réjouit au plus haut point! En plus des nouveautés (que je pourrai bientôt vous annoncer!)  y’a les vacances qui débutent. Un voyage en amoureux, du temps sur ma Côte-Nord chérie en famille, des moments à jouer avec ma nièce Emma-la-Magnifique, des soupers qui s’étirent, du rosé entre amis, tout ça me rempli le coeur de bonheur. Et étonnamment, alors que rendue à ce temps-ci de l’année d’habitude je me transforme en p’tit raisin sec, je ne me sens pas vidée. Heureuse d’aller me reposer, certes, mais pas à boutte comme je l’ai déjà été par le passé. Je vais même bien. Peut-être parce que je sors de mois tellement intenses que j’apprécie vraiment la douceur de ce début d’été. Ça a au moins ça de bon les épreuves, une fois passées, c’est là qu’on peut enfin respirer…et qu’on se rend compte à quel point ces bouts de vie sont privilégiés. Parce qu’on le sait qu’eux aussi vont passer!

Bref, peu importe que vous soyez dans un bout de tempête personnelle ou un bout de calme plat, je vous souhaite du temps où vous serez capables d’ouvrir les yeux, malgré le vent dans face et de voir les beautés dans votre vie. Parce qu’il y en a toujours… même si on ne les voit pas et qu’on les oublie.

Bon début de presqu’été !

Julie

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