Adirondack Bélanger



Cet été, je me suis découvert une nouvelle passion: les chaises. Qui aurait cru qu’elles allaient devenir le centre de mon été?! C’est pas compliqué, je pense que je les ai toutes essayées. Dès que j’en croisais une, c’était plus fort que moi, fallait que je m’y pose, m’y dépose. Une vraie obsession.

L’Adirondack est sans contredit l’une de mes préférées. Particulièrement celle dans mon gazebo. J’ai commencé l’été dedans et j’y suis encore, bien installée, pour vous écrire ces quelques mots. Installée, non, le mot n’est même pas assez fort, moulée dedans serait plus exact. J’y ai tellement passé d’heures, de moments à regarder le fleuve, le ciel, la lune, les bateaux, les hérons, les outardes, les parulines, flatter mon chat, lire, jaser, prendre un verre en amoureux, entre amis…que mon corps est en train de s’y mouler carrément. Appelez-moi Adirondack Bélanger, je vais le prendre comme un compliment.

Y’a la balançoire aussi que j’ai bien aimée. Celle chez mes parents en particulier. Avec une vue imprenable sur la mer, remplie des gens que j’aime, qui s’y bercent, jasent, rient trop fort en se claquant la cuisse (je retiens pas du voisin!) ma famille, les amis, Emma-la-Magnifique évidemment aussi. Pendant mes 2 semaines de vacances sur la Côte-Nord, j’y en ai passé des heures. Me berçant tantôt énergiquement, tantôt plus mollement au gré du vent. Comme si me bercer face à la mer me nettoyait le dedans. Un reset complet, le derrière bien installé sur la banquette de ma recharge à batterie.

Certains pourraient me trouver ben plate avec mes envies de m’asseoir en vacances, préférant l’action, l’excitation, les étincelles au ventre. Après tout, les vacances c’est fait pour en profiter, bouger, explorer, découvrir! Faire ce qu’on n’a pas le temps de faire pendant notre année de travail quoi! Je vous comprends, je l’ai fait ça aussi, souvent! Mais cette année, c’est plutôt l’inverse qui m’appelait. Après une (autre!) année d’intensité, où mon travail m’a nourri (amplement) en excitation, fébrilité et émotions fortes, une année qui s’est soldée par la vente de notre ancienne maison, la découverte de notre nouvelle et un déménagement (tsé des affaires ben mollo?), quand est venu le temps des vacances, ma dose était plus qu’atteinte mettons. J’ai plutôt eu besoin d’aller dans l’autre sens. Non pas de plonger dans l’inconnu et l’excitant, mais de replonger en moi. De me retrouver, me dépoussiérer et me reconnecter au moelleux et au doux. Avant de pouvoir repartir la machine, ça passait par tout une maintenance. Du genre que si j’étais un char, c’est clair qu’il y avait un recall imposé par la compagnie, que je n’avais pas le choix, je devais subir un entretien majeur. C’est ce que j’ai fait donc, je suis rentrée au garage.

Et là, ça va mieux. Je sens que l’énergie remonte… l’excitation et la fébrilité de la rentrée aussi!

Je quitte mes chaises bien-aimées pour recommencer à bouger, explorer, créer, découvrir… parce qu’après tout, les vacances sont terminées!

Je vous souhaite un bon retour en douceur. De vous retrouver, vous savoir là, fait vraiment mon bonheur.

C’est reparti!

Julie

Partager:

À lire aussi

Julie
Les états d’âme de Julie
Le temps du doux
Julie
Les états d’âme de Julie
Les premières