Marie-Soleil Dion

Marie-Soleil a toujours été, de son propre aveu, carriériste. De grands rêves, de grandes ambitions l’ont poussée à mettre le travail au premier plan de sa vie et ce, pendant longtemps… En fait, jusqu’à l’arrivée de son bébé. Voici une jeune femme en pleine transformation, qui ne soupçonnait pas toute la force qu’elle a en elle et qui apprend, depuis peu, à mettre ses limites et à s’écouter.



Je suis plus forte que je pensais

Avec l’arrivée de mon bébé, j’avais peur du manque de sommeil, j’avais peur d’être stressée pour le bébé, de faire de l’anxiété. Mais finalement, je suis beaucoup plus calme, beaucoup plus en contrôle et beaucoup plus forte que je le pensais.

J’avais déjà eu des problèmes d’anxiété par le passé mais ça ne s’est vraiment pas traduit dans la maternité. Oui, j’ai des inquiétudes, mais je n’ai pas souffert du manque de sommeil et j’ai été vraiment surprise, surtout que je suis une fille qui dort beaucoup! J’ai besoin de beaucoup d’heures de sommeil dans la vie et je me demandais comment j’allais pouvoir faire. Et là, après un an, je constate que je suis capable de me passer de sommeil et de rester calme et je suis vraiment fière de moi! Fière du calme avec lequel j’ai vécu tout ça. Avant d’accoucher, j’étais la fille qui lisait beaucoup, qui voulait tout savoir, tout préparer, et finalement je me rends compte qu’on apprend souvent sur le tas. Et en apprenant à me faire confiance, j’ai réalisé que j’étais plus forte que je pensais.

Ma famille passe avant tout maintenant

Maintenant, je me rends compte que pour moi, l’affaire la plus importante c’est mon bébé, c’est ma famille. J’ai toujours été une fille très carriériste, je suis sortie de l’école de théâtre et j’ai beaucoup travaillé. J’ai toujours eu des objectifs très précis et j’avais tendance à accepter tout ce qu’on m’offrait, à travailler sans arrêt. Et là, c’est en train de changer.

Quand j’étais petite, j’ai toujours été la priorité de ma mère. Elle était prof et si j’étais malade un matin, elle se faisait remplacer à l’école et elle restait avec moi. J’ai toujours su que j’étais sa priorité. Moi, avec le métier que je fais c’est moins évident de manquer des journées. Mais récemment, alors que je devais participer à l’émission « Silence on joue », je me suis levée le matin et mon enfant était malade. Et pour la première fois de ma vie, j’ai osé, je me suis permise d’appeler France Beaudoin pour lui expliquer la situation en lui disant « moi ce matin ma priorité c’est mon bébé. » C’était la première fois de ma vie que je ne me présentais pas au travail. Pas parce que j’étais malade, non, parce que cette journée-là, je ne pouvais pas laisser mon bébé dans cet état-là et aller faire des steppettes à la télévision. Oui, j’adore mon métier mais ce jour-là, c’était vraiment lui ma priorité.

Pour une fille comme moi pour qui le travail a toujours été super important, ça a été une grande découverte de comprendre que désormais, c’était mon bébé qui passait en premier. Mais en même temps, je comprends très bien les responsabilités de mon travail. Si j’avais été attendue sur le plateau de Like moi ou de l’Échappée ou plein de personnes comptent sur ma présence et que je ne peux pas me faire remplacer, j’aurais trouvé une solution et je me serais présentée au travail, évidemment. Mais dans ce cas, une autre actrice que moi pouvait prendre ma place alors je me suis permise d’oser téléphoner à la productrice.

J’ai appris à établir mes limite

Depuis que je suis devenue maman, j’ai aussi appris à établir mes limites. J’ai appris à dire non et à ne pas tout accepter. Les 3 leçons de vie s’enchaînent un peu dans le fond… Dans le métier que j’exerce, on se dit souvent «oh je suis chanceuse de travailler, je suis privilégiée, je fais partie du 5% des membres de l’UDA qui réussit à gagner sa vie sans avoir à travailler en plus dans un restaurant». Je suis vraiment consciente du privilège que j’ai de pratiquer mon métier et de bien gagner ma vie mais parfois, à cause de ça, on n’ose pas mettre notre pied à terre et imposer nos limites. Et on dirait que maintenant, je suis plus capable d’exprimer mes besoins, de dire par exemple «cette scène-là j’aimerais la refaire», ou «ça, je ne suis pas à l’aise avec ça». J’ai plus de facilité à dire les choses. Bref, avec le temps et l’expérience, j’ai appris à établir mes limites.

Ce qu’il me reste à apprendre

Je dois apprendre à davantage dire non. Ça fait vraiment cliché, mais même si je mets mes limites de plus en plus, j’ai souvent tendance à accepter des choses et ensuite, à les regretter un peu et à me dire « mais pourquoi j’ai accepté ? ». Il me reste donc à apprendre à faire un examen de la situation avant de dire oui, avant de prendre des décisions. De me poser les vraies questions avant comme : comment je vais me sentir ? Comment je vais placer mon bébé là-dedans ? Comment je vais placer ma vie là-dedans ? Est-ce que ça me tente vraiment de le faire ? Est-ce que je me sens obligée de le faire ? Est-ce que j’accepte de faire telle chose parce que je veux plaire à la personne qui me le demande ? Il me reste encore du travail à faire à ce niveau-là !

***

On peut voir Marie-Soleil Dion à la télévision dans L’Échappée à TVA et dans l’émission « Ne jamais faire à la maison » à l’antenne de V. Marie-Soleil Dion fait partie du spectacle « On t’aime Mickael Gouin » qui poursuit sa tournée à l’hiver et au printemps 2019. Elle est aussi est la porte-parole pour l’organisme Équilibre qui prône l’image corporelle positive et l’adoption de saines habitudes de vie.
Marie-Soleil Dion est également porte-parole pour
Bell Cause pour la cause, dont la journée aura lieu le 30 janvier prochain.

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